Prise d’antidépresseurs & prise de poids ?
Vous craignez de prendre du poids si vous prenez des antidépresseurs ? Découvrez 10 conseils simples !
C’est une préoccupation tout à fait normale et légitime : comment sortir de la dépression si les traitements proposés ont des effets secondaires tel que la prise de poids ?!
Je vous propose de vous fournir ici des conseils pratiques pour gérer votre poids de manière saine et respectueuse de votre corps.
Vous vous sentez peut-être coincé.e entre la prise d’antidépresseurs et la prise de poids… Vous n’êtes pas seul.e, c’est une crainte tout à fait légitime ! Mais dont on ne parle pas assez !
Pourtant, il existe des solutions. Nous découvrirons ensemble 10 astuces pour préserver votre à la fois santé psychique et physique :
- Relativiser !
- Manger sainement
- Organiser ses repas
- Ecouter son corps
- Bien dormir
- Rester actif.ve
- Aimer son corps
- Gérer ses émotions
- Ne pas se culpabiliser !
- Se faire accompagner
Antidépresseurs et prise de poids : Comprendre les liens
Sortir de la dépression est déjà une lutte quotidienne… Et les effets secondaires des traitements actuels proposés peuvent en rajouter une couche !
Parce qu’il est tout à fait compréhensible de craindre notamment la prise de poids associée aux antidépresseurs.
Quand on commence un traitement pour la dépression, c’est normal de se soucier des effets secondaires… Notamment s’ils touchent à l’image de soi et au bien-être physique.
Or, les psychotropes, bien que parfois nécessaires, peuvent impacter notre appétit et notre métabolisme. Et conduire à des changements de poids non désirés et à du stress supplémentaire. Alors qu’en dépression, on est déjà confronté·e à des défis émotionnels importants, on se retrouve à devoir gérer d’éventuels kilos en trop !
Pourquoi les antidépresseurs peuvent faire grossir ?
Certains de ces médicaments (antidépresseurs, benzodiazépines, neuroleptiques) peuvent en effet :
- augmenter l’appétit, vous poussant à manger plus
- ralentir votre métabolisme : vous brûlez moins de calories
- causer de la rétention d’eau et vous faire sentir comme « gonflé·e »
Mais chaque personne réagit différemment aux traitements et la prise de poids n’est pas due qu’aux médicaments …
Votre humeur, votre situation professionnelle et personnelle, votre morphologie et le stress dû à la dépression jouent aussi un rôle.
Déjà, la dépression elle-même peut réduire largement votre motivation à bouger, et à cuisiner et manger sainement…
De plus, si des suites d’une dépression, on est en arrêt maladie par exemple, on peut devenir vite plus sédentaire, déserter la salle de sport etc.
Quels sont les traitements les plus concernés ?
On ne va pas se mentir, oui certains psychotropes peuvent faire grossir, notamment :
- les antidépresseurs tricycliques, comme l’Amitriptyline (Elavil) et la nortriptyline (Pamelor)
- les inhibiteurs de la monoamine oxydase (IMAO)
- certains inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine (ISRS), comme la Paroxétine (Paxil), ou la Mirtazapine (Remeron)
- les inhibiteurs de la recapture de la sérotonine et de la noradrénaline (IRSN) comme la Venlafaxine
- les anxiolytiques, comme le Diazépam (Valium) et le Lorazépam (Ativan)
- les neuroleptiques parfois utilisés pour les dépressions sévères, comme l’Olanzapine (Zyprexa) ou la Quetiapine (Seroque) …
Vous luttez déjà contre la tristesse et le manque de motivation, et la prise de poids peut sembler injuste et décourageante. Mais vous n’êtes pas seul·e !
Partagez vos préoccupations avec votre médecin, pour trouver le traitement le mieux adapté à vos besoins tout en minimisant les effets secondaires indésirables.
Ca peut être tentant d’arrêter un traitement en cours par peur de grossir, mais un arrêt brutal et non encadré médicalement peut être dangereux et contre productif ! 😉
Comment gérer la prise de poids sous antidépresseurs ? 10 conseils
- Relativiser !
- Manger sainement
- Organiser ses repas
- Ecouter son corps
- Bien dormir
- Rester actif.ve
- Aimer son corps
- Gérer ses émotions
- S’ouvrir aux autres
- Se faire accompagner
1. Relativisez la Prise de Poids !
Facile à dire, je sais !
Pourtant, ça me semble être un bon début que de relativiser la prise de poids quand on est sous antidépresseurs…
Comme dit précédemment, oui, certains traitements peuvent entraîner une prise de poids, mais il faut se rappeler qu’ils sont censés vous aider à traverser une période extrêmement difficile…
Si votre dépression est très sévère, le risque de ne pas apaiser vos idées noires, voire très noires, est peut-être plus grave que celui de prendre quelques kilos non ?
Alors, n’hésitez pas à vous informer sur votre traitement et ses effets secondaires potentiels, mais ne laissez pas décourager de prendre l’aide dont vous pensez avoir besoin.
Prenez du recul et mettez les choses en perspective : votre bien-être mental et émotionnel est la priorité absolue !
Dans une société souvent grossophobe, il est facile de se laisser submerger par la peur de la prise de poids.
Souvenez-vous que votre valeur ne se compte pas en kilos et que pour certaines personnes, « quand l’appétit va, tout va!« …
Ne vous ajoutez pas de stress supplémentaire alors que vous avez déjà beaucoup à gérer. Votre santé mentale doit passer avant tout, et s’il faut prendre un traitement pour éviter des pensées suicidaires, c’est une priorité indiscutable.
Essayez de ne pas vous affoler et de garder à l’esprit que l’objectif principal est de vous sentir mieux et de retrouver une qualité de vie. Les préoccupations liées à la prise de poids peuvent être abordées progressivement, avec indulgence et sans culpabilité.
Cela dit, vous méritez de vous sentir bien, à l’intérieur comme à l’extérieur. Prendre un traitement pour prendre soin de votre mental, ne vous empêche pas de prendre aussi soin de votre corps !
2. Adoptez une alimentation équilibrée
Quand on souffre de dépression, on a souvent envie de manger des choses qui nous offre un plaisir immédiats, comme des sucreries ou des frites !
Mais, à moyen et long terme, ces aliments « réconfortants » peuvent jouer sur notre humeur, notre énergie, et notre santé.
Je vous encourage à plutôt faire des choix alimentaires qui vous aident à vous sentir mieux au final.
Par exemple, les fruits frais et les légumes sont riches en vitamines et minéraux qui peuvent soutenir votre bien-être mental. Les protéines maigres comme le poulet, le poisson et les haricots sont également essentielles pour vous garder rassasié plus longtemps et stabiliser votre énergie.
Limitez les sucres rapides
Ahlala, les sucres rapides… !
Ils peuvent être très tentants car « réconfortants », mais… Ils entraînent souvent des baisses d’énergie et peuvent aggraver les fluctuations d’humeur.
Pour éviter de grignoter : videz vos placards et gardez des collations saines à portée de main ! Comme des fruits secs, des noix ou du yaourt grec nature par exemple… Ces choix donnent de l’énergie sans faire monter trop vite le sucre dans le sang et « déréguler » votre humeur et votre niveau d’énergie.
Il existe actuellement de nombreuses alternatives au sucre blanc (sirop d’agave, miel…) : n’hésitez pas à vous renseigner pour rester vigilant.e quant à l’indice glycémique…
Vous pouvez consulter cet article (réservé aux abonné.e.s) de « Que choisir » à ce propos
Préférez les aliments riches en fibres
Limitez les aliments transformés au profit des aliments riches en fibres 😉 Des petits changements comme choisir des céréales complètes peuvent vous aider à vous sentir mieux.
Après, c’est aussi une affaire de goût bien sûr, mais qu’est-ce que vous perdriez à essayer à l’occasion de déguster des pâtes semi-complètes ? !
Vous verrez que vous devriez vous sentir rassasié.e plus longtemps au final !
Hydratez-vous
En dépression ou non, il est essentiel de rester bien hydraté.e tout au long de la journée ! D’autant qu’un grand verre d’eau peut aussi aider à couper les fringales.
Quand on se sent raplapla, parfois simplement de boire de l’eau peut redonner un petit coup de boost !
3. Préparez des Repas Simples à l’Avance
On peut se douter que cuisiner peut sembler parfois insurmontable quand on est déprimé.e !
Aussi, pour vous aider à contrer votre démotivation : optez sans honte pour des plats préparés surgelés ou des recettes express ! Une boîte de thon/un oeuf au plat, des tomates cerises, un avocat, des radis, des noix, des endives… et bon appetit !
Il existe beaucoup de ressources gratuites en ligne également, des recettes proposées par des nutritionnistes. L’idée est qu’en tout cas vous puissiez établir une routine avec des repas réguliers, histoire de ne pas totalement vous désynchroniser du rythme circadien.
Si vous avez le matériel adapté, vous pouvez par exemple vous préparer rapidement des smooties ou des jus de fruits et/ou de légumes qui seront nourrissants et « healthy » !
Limitez les tentations et videz vos placards de tous vos paquets de chips, et bonbons etc. C’est beaucoup plus dur de résister à l’appel du snack quand il est à portée de mains ! Mettez un panier de fruits que vous aimez bien en évidence, que vous pouvez consommez « sans modération » !
Autre option, si vous en avez les moyens, il existe des services de livraison à domicile de plats préparés et il y en a pour tous les goûts (light, cuisine du monde, végétarien, bios etc.).
4. Sous anti-dépresseurs, écoutez d’autant plus Votre Corps
N’allez pas vous rajouter du stress, de la charge mentale et de la culpabilité en optant pour des régimes (trop) restrictifs…
L’idée est surtout de revoir votre rapport à la nourriture…
Quand vous pensez au mot « manger », quelles croyances vous viennent ? Sur vous, les autres, les hommes, les femmes, la santé, la vie…
Les repas sont-ils source de stress ? de honte ? de plaisir ?de partage ? de communication ?
Trouvez-vous que manger est une perte de temps ? Une philosophie de vie ?
« Mangez-vous vos émotions » ?
Est-ce que votre premier réflexe, dès que vous ressentez une émotion monter en vous (ennui, colère, tristesse…) est de vous jeter sur le frigo et les gâteaux apéro ?!
Vous pouvez essayer de repérer vos déclencheurs et choisir (au lieu de subir vos réflexes):
- de déguster du chocolat mais en pleine conscience 😉
- de tester la technique de respiration « cohérence cardiaque » du Dr O Hare par exemple… Et ça marche pour les grands comme pour les petits !
- de boire un grand verre d’eau
- de vous étirer en soupirant pour apaiser votre système nerveux autonome
- etc.
Apprenez peu à peu à ressentir la sensation de satiété. Pour info, il faut 20mn à notre estomac pour qu’il envoie un message « stop on a assez! » à notre cerveau… Donc si engloutit notre repas en 5 mn, forcément on aura encore faim !
5. Contre le surpoids : restez actif.ve, bougez !
Même en faisant le minimum syndical ! L’idée n’est pas de préparer un marathon mais simplement de remettre u peu de mouvement dans votre corps et dans votre routine quotidienne.
Ne serait-ce que faire un peu de ménage pour commencer (d’autant que vivre dans un environnement sale et en désordre peut être source de stress) ?!
Pratiquez régulièrement de simples étirements, juste en suivant vos envies et besoins peut également constituer un bon début !
On le sait tous et toutes, une activité physique régulière permettra de vous aider à maintenir le poids que vous souhaitez conserver… Optez pour les escaliers, descendez du bus un arrêt avant votre destination, jardinez etc.
Même une petite session de ménage peut vous permettre de transpirer un peu, comme par exemple, nettoyer une baie vitrée !
Rappelez-vous que bouger permet aussi de réguler l’humeur (en libérant notamment des endorphines dont la dopamine) et également l’estime de soi.
En dépression, on peut ne plus du tout ressentir de fierté pour quoique ce soit, mais de réussir à sortir de chez soi pour simplement aller marcher 15mn aide déjà à retrouver un minimum de confiance en soi.
Ne vous attendez pas cependant à vous sentir euphorique en rentrant d’une petite balade digestive, en dépression il est tout à fait normal de ne PAS ressentir de plaisir, même dans des activités qu’on adorait pourtant pratiquer avant.
Rappelez-vous que la patience est requise et qu’elle sera votre meilleure alliée sur ce chemin de guérison !
Bougez, simplement parce que vous savez que, même si vous n’en retirez pas de satisfaction personnelle, c’est toujours une pierre de plus apportée à l’édifice de votre rétablissement. 😉
6. Dormez !
Un bon sommeil est essentiel pour la gestion du poids et votre bien-être général, surtout quand vous êtes sous antidépresseurs. Le manque de sommeil peut perturber vos hormones, augmentant l’appétit et rendant plus difficile la gestion de votre poids. Pour vous aider, essayez d’établir une routine de sommeil régulière. Couchez-vous et levez-vous à des heures fixes chaque jour, même le week-end.
Créez un environnement propice au repos : assurez-vous que votre chambre est calme, sombre et fraîche. Évitez les écrans avant de dormir, car la lumière bleue peut perturber votre cycle de sommeil.
Pour aller plus loin, voici quelques astuces originales et spécifiques pour mieux s’endormir :
- Prenez une douche froide (!) : Une douche fraîche avant de dormir peut sembler contre-intuitive, mais elle aide à réduire la température corporelle, favorisant l’endormissement. Elle peut aussi améliorer la circulation sanguine et aider à apaiser le système nerveux.
- Utilisez une lampe de 630 nanomètres (de type Helight) : Cette lampe émet une lumière rouge qui, à la différence de la fameuse lumière bleue, peut favoriser l’apaisement et donc préparer à l’endormissement. Très simple d’utilisation, il vous suffit de l’allumez-la 30 minutes avant de vous coucher, sur votre table de nuit par exemple. Cela dit, aucune étude scientifique n’a été menée quant à son efficacité réelle sur la qualité et durée du sommeil… A vous de vous faire votre propre avis 😉
- Essayez un tapis champ de fleurs : Ce tapis d’acupression stimule des points de pression sur votre dos, favorisant la relaxation et soulageant les tensions musculaires. Utilisez-le pendant 10-20 minutes avant de dormir pour aider votre corps à se détendre.
- Pratiquez des techniques de relaxation progressive : Tendez puis relâchez chaque groupe musculaire de votre corps, en commençant par les pieds et en remontant jusqu’à la tête. Cela aide à libérer les tensions accumulées et à préparer votre corps au sommeil.
- Utilisez des huiles essentielles : Des huiles comme la lavande ou la camomille ont des propriétés apaisantes. Vous pouvez les diffuser dans votre chambre ou en mettre quelques gouttes sur votre oreiller.
Si vous avez des difficultés à dormir, parlez-en à votre médecin. Le sommeil joue un rôle crucial dans votre rétablissement et dans la gestion de la dépression. Prendre soin de votre sommeil, c’est prendre soin de vous, et chaque petite amélioration peut faire une grande différence dans votre bien-être quotidien.
7. Meilleur anxiolytique :la gestion du Stress !
Le stress peut être un vrai cercle vicieux quand on est dépressif•ve. Il augmente l’envie de manger des aliments réconfortants mais souvent malsains, et cela peut aggraver la prise de poids…
Essayez des techniques de relaxation comme la méditation, le yoga ou la respiration profonde. Ces pratiques peuvent sembler difficiles au début, surtout quand on manque de motivation, mais elles peuvent vraiment aider à calmer l’esprit et le corps. Par exemple, commencez par des séances de méditation guidée de 5 minutes. Utilisez des applications comme Headspace ou Calm, qui sont conçues pour vous guider doucement et sans pression.
La pleine conscience en mangeant est une autre méthode efficace. Cela signifie prêter attention à chaque bouchée, savourer les goûts et les textures, et manger lentement. Quand on est stressé•e ou déprimé•e, on a tendance à manger rapidement sans vraiment apprécier la nourriture. En pratiquant la pleine conscience, vous pouvez mieux reconnaître les signaux de satiété de votre corps et éviter de trop manger par habitude ou émotion.
Si la méditation et le yoga vous semblent trop difficiles à intégrer dans votre routine, essayez simplement de vous concentrer sur votre respiration. Prenez quelques minutes chaque jour pour respirer profondément et lentement. Inspirez par le nez en comptant jusqu’à quatre, retenez votre souffle pendant quatre secondes, puis expirez par la bouche en comptant jusqu’à quatre. Répétez ce cycle plusieurs fois pour aider à calmer votre système nerveux.
Essayez des techniques de relaxation peut-être moins connues mais néanmoins efficaces :
- Respirez ! : la Cohérence cardiaque, on l’a vue, est une technique de respiration qui aide à synchroniser votre cœur et votre cerveau pour induire un état de calme. Il suffit de respirer doucement pendant cinq secondes, puis d’expirer pendant cinq secondes, et de répéter cela pendant cinq minutes, trois fois par jour. Des applications comme RespiRelax+, Petit Bambou, peuvent vous guider dans cette pratique.
- Massez-vous : Utilisez une balle de tennis pour masser les points de tension sur votre dos, vos épaules et votre cou. Roulez doucement la balle contre un mur ou sur le sol pour soulager les muscles tendus.
- « Ecrivez ! : Prenez quelques minutes chaque jour pour écrire vos pensées et émotions dans un journal. Cela peut être un moyen puissant de gérer le stress et de clarifier vos sentiments. Sentez-vous libre d’écrire comme ça vous vient, ne vous préoccupez ni du fond ni de la forme ! Au diable les dictées !
Vous pouvez aussi utiliser votre journal comme support d’expression artistique : je vous laisse découvrir le concept du Journal Créatif « 🙂
Ou comme outils de « développement personnel » et d’organisation, avec le concept du « Bullet Journal« parce que le fait d’avoir vos rdv, votre liste de courses et de choses à faire au même endroit peut aussi jouer sur votre humeur et niveau d’anxiété. - Jouez ! : S’immerger dans une activité comme un jeu de société ou un puzzle peut être un excellent moyen de se détendre. Ces activités demandent de la concentration et peuvent détourner votre esprit des pensées stressantes.
- Visualisez votre « Lieu ressource » : Fermez les yeux et imaginez-vous dans un endroit où vous vous sentez en sécurité et détendu•e, comme une plage ou une forêt. Utilisez tous vos sens pour rendre cette visualisation aussi réelle que possible. Cette technique peut aider à réduire le stress en vous transportant mentalement loin de vos soucis.
- Frissonnez ! : L’ASMR (Réponse Autonome des Méridiens Sensoriels) est une sensation de picotement agréable, souvent ressentie à l’arrière de la tête, du cou et parfois dans tout le corps. Cette ASMR est généralement déclenchée par des sons doux, des chuchotements, ou des tapotements… Par cette technique simple, en écoutant dans votre quotidien des « vidéos ASMR sur YouTube » avec des écouteurs, vous pouvez vous offrir un moment de répit et de calme, crucial pour gérer l’anxiété due à votre dépression.
Rappelez-vous que réduire le stress ne se fait pas du jour au lendemain. Soyez patient•e et gentil•le avec vous-même. Chaque petit pas compte et peut vous aider à mieux gérer le stress et à améliorer votre bien-être général. Vous méritez de vous sentir mieux, et ces petites pratiques peuvent faire une grande différence sur le long terme.
Certaines de ces techniques peuvent sembler nouvelles ou inhabituelles, mais elles peuvent offrir des moyens efficaces de gérer le stress. Essayez différentes approches pour voir ce qui fonctionne le mieux pour vous.
8. Faîtes-vous plaisir autrement qu’avec la nourriture…
Eh non, il n’y a pas que la nourriture dans la vie 😉
Trouvez des moyens alternatifs de vous récompenser ou de vous détendre, comme lire un livre, écouter de la musique, ou prendre un bain chaud…
Vous pouvez explorer d’autres plaisirs sensoriels… !
Par exemple, pourquoi ne pas profiter pleinement du temps de douche pour vous focaliser sur vos sensations corporelles ?!
Affûter vos sens…
Fermez les yeux et écouter le bruit de l’eau qui ruisselle…
Sentez-la sur votre peau, ressentez sa température…
Humez votre gel douche…
Il y a différentes façons de se reconnecter à son corps et de cultiver de l’amour pour lui !
Offrez-vous un massage par exemple, un soin du visage, dansez, prenez un bain de soleil …
9. Antidépresseurs et kilos : ne Vous Culpabilisez Pas !
Tenir un journal alimentaire et d’activité physique peut être très utile. Notez ce que vous mangez, vos activités physiques et vos émotions chaque jour. Cela vous aidera à suivre vos progrès et à rester motivé.e. Mais rappelez-vous, ce journal n’est pas là pour vous culpabiliser. Si vous faites des écarts, ne vous en voulez pas. La culpabilité est un symptôme de la dépression et peut aggraver les troubles alimentaires.
Utilisez ce journal comme un outil pour mieux vous comprendre. Voyez-le comme une façon de reconnaître vos efforts et vos réussites, même les plus petites. Cela peut aussi vous aider à identifier les moments où vous mangez par émotion plutôt que par faim. Et c’est une opportunité de célébrer vos victoires, comme avoir choisi une collation saine ou fait une petite marche.
En cas de difficulté, partagez vos écrits avec un proche ou un professionnel de santé. Ils peuvent vous offrir des perspectives et des encouragements. Le journal est un moyen de vous soutenir sans jugement, de voir vos progrès et de comprendre vos besoins. Utilisez-le pour renforcer votre bienveillance envers vous-même.
Rappelez-vous que vous êtes en train de faire un travail important pour votre santé mentale et physique, et chaque petit pas compte.
Pour ne pas tomber dans la culpabilité, essayez ces astuces concrètes :
- Pratiquez l’auto-compassion : Parlez-vous comme vous le feriez à un ami. Par exemple, si vous avez mangé quelque chose que vous pensez ne pas devoir, dites-vous que c’est normal de ne pas être parfait.e et que chaque jour est une nouvelle opportunité.
- Écrivez quotidiennement des souvenirs de fiertés: Commencez ou terminez votre journée en notant des souvenirs de moments où vous vous êtes senti-e fier-e de vous. Cela peut être minime comme la fierté d’avoir tenu la porte à quelqu’un, salué un voisin… Peu importe, l’idée est d’aider votre cerveau à relever de plus en plus facilement des choses
- Reformulez les pensées négatives : Si vous avez une pensée culpabilisante, essayez de la reformuler de manière plus bienveillante. Au lieu de « Je n’aurais pas dû manger ça », pensez « J’ai fait un choix, et je peux choisir différemment la prochaine fois. »
- Visualisez vos réussites : Chaque soir, notez trois choses que vous avez bien faites ce jour-là. Cela peut être aussi simple que « J’ai bu assez d’eau » ou « J’ai pris les escaliers. »
- Parlez-en : Si vous vous sentez coupable, parlez-en à quelqu’un en qui vous avez confiance. Parfois, verbaliser vos sentiments peut les rendre moins oppressants.
- Fixez des attentes réalistes : Comprenez que des écarts peuvent arriver et que cela fait partie du processus. Ne vous fixez pas des objectifs impossibles.
- Respiration et méditation : Prenez quelques minutes pour respirer profondément ou pratiquer la méditation. Cela peut vous aider à réduire les pensées négatives et à vous « foutre la paix »! comme dirait Fabrice Midal.
10. Ne restez pas seul.e !
Parlez de vos inquiétudes à vos proches
Ils peuvent vous offrir un soutien précieux et vous aider à garder une perspective équilibrée. Impliquez-les dans votre routine. Demandez-leur de vous accompagner pour des promenades ou des activités légères. Cela vous aidera à rester actif.ve !
N’hésitez pas à solliciter votre entourage pour des tâches spécifiques. Par exemple, demandez-leur de vous préparer des repas sains si vous manquez de motivation pour cuisiner.
Un coup de main dans la cuisine peut faire une grande différence et vous alléger un poids mental.
Participez à des groupes de soutien
Vous y trouverez des personnes qui comprennent ce que vous traversez. Ces groupes offrent des conseils pratiques et un sentiment de communauté. Ils peuvent vous motiver à suivre un mode de vie sain.
N’oubliez pas que votre entourage et ces groupes peuvent vous encourager. Ils vous rappelleront que votre valeur ne se résume pas à votre poids. Ensemble, vous pouvez mieux gérer les effets secondaires de votre traitement.
Demandez du Soutien Professionnel
Il est important de parler de vos préoccupations concernant la prise de poids avec votre médecin. C’est normal de se sentir inquiet ou même honteux à ce sujet, mais votre médecin est là pour vous aider, pas pour vous juger. Expliquez-lui vos soucis. Il peut ajuster votre traitement ou suggérer des alternatives pour réduire les effets secondaires.
Pensez aussi à consulter un nutritionniste. Ces professionnels peuvent créer un plan alimentaire adapté à vos besoins et à votre traitement. Ils vous guideront vers des choix alimentaires sains sans ajouter de stress supplémentaire. Vous aurez ainsi des conseils concrets pour mieux gérer votre poids.
N’hésitez pas à demander du soutien professionnel. Un thérapeute ou un coach de vie peut aussi vous aider à développer des stratégies pour faire face à la dépression et à la prise de poids. Ils comprennent vos difficultés et peuvent vous offrir des outils pour renforcer votre estime de soi et gérer le stress.
Vous n’êtes pas seul.e. Il est normal de demander de l’aide. Parlez à des professionnels qui peuvent vous soutenir. Ils sont là pour vous accompagner et vous aider à traverser ces défis.